Colloque de planification stratégique pour la formation des professionnels de la santé en matière d’allaitement au Québec

29 avril 2016


Réalisations du comité formation à ce jour

Nos travaux ont pour but d’assurer une harmonisation des compétences minimales en allaitement de tous les professionnels de la santé de la province, et ce, dès leur formation initiale. Nous avons d’abord ciblé sept programmes de formation, à savoir, médecine, sciences infirmières, sage-femme, nutrition, médecine dentaire, pharmacie et chiropratique. Modifier la formation initiale des professionnels de la santé pose cependant des défis importants dont nous devons tenir compte. À cet égard, l’utilisation d’une approche interdisciplinaire nous apparait essentielle et pourrait même s’avérer un atout pour faciliter l’harmonisation des compétences entre les disciplines.

Le travail du comité réalisé à ce jour se divise en deux étapes principales résumées dans ce qui suit.

1ère étape : Sondage auprès des établissements de formation universitaires et collégiaux

Dans une première étape, nous avons voulu documenter la situation actuelle dans les divers établissements d’enseignement : les caractéristiques de chaque programme, les besoins de soutien et, en l’occurrence, comment le MAQ pourrait soutenir la formation initiale. Nous souhaitions aussi identifier des personnes ressources intéressées par le sujet dans chacune des professions, et avec qui nous pourrions développer des stratégies pour répondre aux besoins décelés.

À cet effet, nous avons réalisé un sondage électronique sur le contenu des programmes autour de 9 items associés aux aspects cliniques de la pratique de l’allaitement et 9 items associés à ses aspects théoriques. Deux questions additionnelles portaient sur les stages ou ateliers pratiques en lien avec l’allaitement et le type de soutien souhaité.

En mai 2011, le sondage a été acheminé par courriel aux responsables universitaires et collégiaux de chaque programme de formation ciblé. Cinquante-et-un envois ont été effectués. Au total, 41 réponses (38 valides) ont été obtenues entre juin 2011 et janvier 2012, représentant 28 programmes dans 6 des 7 professions ciblées. En 2012, les réponses ont été compilées, analysées et interprétées par profession. Un rapport global a été produit au printemps 2013, ainsi que des rapports personnalisés pour chaque profession.

En résumé, les résultats du sondage ont permis de confirmer l’intérêt pour l’allaitement dans plusieurs des programmes de formation des professionnelLEs de la santé. Par ailleurs, ils amènent aussi à constater le besoin d’améliorer cette formation dans plusieurs cas. Une synthèse des résultats a été présentée aux JASP 2013.

2e étape : Échange sur les résultats et les suites à donner

La deuxième étape a consisté à faire connaître ces résultats aux répondants du sondage de même qu’aux responsables des ordres professionnels concernés. Cet exercice a aussi permis d’entamer avec eux un échange concernant la problématique observée, de recueillir leurs suggestions et d’envisager ensemble des solutions. En parallèle – et dans certains cas - il nous faut aussi sensibiliser les responsables des programmes de formation au rôle que devraient jouer, en matière d’allaitement, les professionnelLs qu’ils ont la responsabilité de former.

À ce jour, les divers rapports du sondage ont été acheminés aux responsables de formation. Plusieurs réactions et suggestions ont déjà été recueillies, et divers échanges se poursuivent sur les stratégies à privilégier. Devant l’intérêt suscité et la croissance constante de notre liste d’envoi, nous avons développé à l’automne 2014 une infolettre pour faciliter nos communications. Plus de 130 personnes suivent maintenant nos échanges et 4 infolettres ont été envoyées. C’est dans ce contexte que s’organise le colloque du 29 avril 2016, en quelque sorte la 3e étape du travail amorcé.

Nous privilégions une méthode de travail interdisciplinaire visant à créer un climat incitatif et à offrir du soutien aux institutions intéressées. Nous sommes conscientes qu’il s’agit d’un travail de longue haleine. En effet, l’arrivée sur le terrain de professionnels de la santé ayant reçu une formation initiale ciblée sur l’allaitement se produirait, au mieux (c’est-à-dire en admettant que le travail que nous effectuons aille rondement), dans une dizaine d’années. Les étapes à franchir sont nombreuses et engagent un grand nombre de personnes.